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Les symptômes de l’endométriose peuvent être traités chez la souris en ciblant un gène qui a été associé à cette maladie. L’endométriose se produit lorsque le tissu de l’utérus s’étend à d’autres zones comme les ovaires et la vessie. Elle touche jusqu’à une femme sur dix et peut provoquer des douleurs pelviennes intenses et l’infertilité.

Traiter l’endométriose

Les traitements disponibles – qui comprennent la chirurgie et les hormones injectables – sont souvent inefficaces et peuvent entraîner des effets secondaires désagréables.

Pour mieux comprendre cette maladie, Thomas Tapmeier, de l’université Monash de Melbourne, en Australie, et ses collègues ont étudié 100 femmes atteintes d’endométriose qui avaient chacune plusieurs parents atteints de cette maladie, ce qui laisse supposer une influence génétique.

Environ un quart des femmes présentaient des variations dans un gène appelé NPSR1. L’analyse de 3 000 autres femmes atteintes d’endométriose a montré que celles dont la maladie était modérée ou grave étaient également plus susceptibles de présenter des variations du gène NPSR1.

D’autres variants du gène NPSR1 ont été associés à des conditions inflammatoires comme l’asthme, les allergies et l’arthrite, ce qui rend plausible le fait que ce gène joue un rôle dans l’inflammation chronique associée à l’endométriose, dit Tapmeier.

Un inhibiteur du récepteur codé par NPSR1

À la suite de cette découverte, les chercheurs se sont demandé si le fait de cibler NPSR1 pourrait aider à traiter l’endométriose. Pour explorer cette idée, ils ont donné à des souris femelles des symptômes semblables à ceux de l’endométriose en implantant du tissu utérin dans d’autres parties de leur pelvis. Ils les ont ensuite traitées avec une molécule appelée SHA 68R, qui inhibe le récepteur codé par NPSR1.

Les souris traitées avec l’inhibiteur semblaient avoir moins de douleurs abdominales que les souris non traitées et présentaient des niveaux d’inflammation plus faibles. Ces résultats laissent penser que le fait de cibler le NPSR1 pourrait également aider les femmes atteintes d’endométriose, explique le Dr Tapmeier.

Cependant, cette approche pourrait ne pas fonctionner pour toutes les patientes, car toutes les personnes atteintes d’endométriose ne présentent pas une variation du gène NPSR1, ajoute-t-il. On ne sait pas non plus si ce traitement peut provoquer des effets secondaires, ajoute-t-il.

« Ce serait vraiment bien si cela s’avérait être une option de traitement supplémentaire pour les femmes atteintes d’endométriose, mais nous n’en sommes qu’au début », déclare Tapmeier.

Tester cette approche chez des macaques rhésus femelles

L’équipe espère maintenant tester cette approche chez des macaques rhésus femelles, car l’endométriose se manifeste naturellement chez certains de ces animaux et semble avoir une base génétique similaire à celle des humains.

Cette recherche a été publiée dans Translational Medicine.

Source : New Scientist
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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