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Une équipe de recherche dirigée par l’Université à Buffalo a montré qu’une protéine portant le nom du pays mythique de la jeunesse dans le folklore irlandais est efficace pour inverser le vieillissement des cellules musculaires squelettiques. Cette étude porte sur la protéine NANOG, qui est dérivée de Tír na nÓg, un lieu du folklore irlandais réputé pour sa jeunesse éternelle, sa beauté et sa santé.

La protéine NANOG

Dans une série d’expériences, les chercheurs ont surexprimé la NANOG dans des myoblastes, qui sont les précurseurs embryonnaires du tissu musculaire. Les myoblastes étaient sénescents, c’est-à-dire qu’ils n’étaient plus capables de se diviser et de croître.

La surexpression a amélioré certaines des principales caractéristiques associées à la détérioration des cellules liée à l’âge, notamment l’autophagie, l’homéostasie énergétique, la stabilité génomique, l’intégrité nucléaire et la fonction mitochondriale.

Plus particulièrement, la NANOG a augmenté le nombre de cellules souches musculaires dans le muscle de souris vieillissant prématurément. Cela a démontré la possibilité d’inverser le vieillissement cellulaire dans l’organisme sans avoir à reprogrammer les cellules jusqu’à un état pluripotent embryonnaire, un processus souvent utilisé dans la thérapie par des cellules souches mais qui présente un risque de tumorigénèse.

« Nos travaux visent à comprendre les mécanismes d’action de la NANOG dans l’espoir de découvrir des cibles médicamenteuses dans les réseaux de signalisation ou métaboliques qui imitent les effets antivieillissement de la NANOG.

De nouveaux traitements pour inverser la sénescence cellulaire

À terme, ces travaux pourraient contribuer à la mise au point de nouveaux traitements ou de thérapies permettant d’inverser la sénescence cellulaire et d’aider les nombreuses personnes souffrant de troubles liés à l’âge », explique l’auteur correspondant de cette étude, Stelios T. Andreadis, professeur distingué de la SUNY au département de génie chimique et biologique de l’école d’ingénierie et de sciences appliquées de l’UB.

Cette recherche a été publiée dans Science Advances.

Source : University at Buffalo
Crédit photo : StockPhotoSecrets