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La dépression touche jusqu’à une personne sur quatre, mais dans l’esprit du public, elle est souvent associée aux jeunes adultes. Selon une nouvelle étude, bien que la probabilité que les Canadiens présentent des symptômes dépressifs diminue au milieu de la vie, les taux de dépression augmentent à nouveau lorsque les gens – surtout les femmes – atteignent 70 ans,

La dépression chez les femmes

John Best, chercheur à l’Université Simon Fraser, et son équipe ont examiné les données de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV) – une étude à long terme qui suit plus de 50 000 personnes âgées de 45 à 85 ans – et ont suivi le nombre de symptômes dépressifs signalés en fonction de l’âge.

Ils ont constaté que l’association des personnes à la dépression était liée à la fin de la vie et que les femmes étaient plus susceptibles de signaler des symptômes dépressifs que les hommes.

« Nous constatons que sur l’ensemble de la tranche d’âge, de 45 à 85 ans, les femmes signalent davantage de symptômes dépressifs, mais que la différence entre les hommes et les femmes s’amplifie surtout dans les années 80 », explique le Dr Best.

Selon le Dr Best, il n’y a pas de raison unique pour laquelle les taux de dépression augmentent à la fin de la vie, mais on sait que les adultes plus âgés sont plus susceptibles de vivre un deuil, de voir leur santé décliner, de devenir des aidants naturels et de souffrir d’isolement social.

Son équipe espère étudier la myriade de facteurs dans le cadre de ses travaux de suivi, mais pour l’instant, il affirme que ces résultats peuvent contribuer à façonner la manière dont nous soutenons les personnes âgées.

Des recommandations pour ces gens

« Le fait de savoir que votre parent âgé risque de souffrir de dépression à l’approche de ses 70 ou 80 ans renforce l’importance de maintenir les personnes âgées actives mentalement, physiquement, socialement et peut-être aussi spirituellement », explique-t-il. « Mon conseil est de s’assurer qu’ils entretiennent les meilleurs contacts sociaux possibles et de les encourager à être aussi actifs physiquement que possible. »

Cette recherche a été publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Source : Simon Fraser University
Crédit photo : Pexels