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L’Université du Surrey a découvert que les cellules biologiques génèrent une tension de champ électrique qui apparaît à l’extérieur et pas seulement à l’intérieur, ce qui signifie que chaque cellule agit comme une minuscule électrode. Comme cette tension a un impact sur la façon dont les cellules interagissent avec leur environnement, y compris la façon dont les cellules se collent les unes aux autres, cette découverte a des implications potentielles importantes pour les futurs traitements médicaux.

Elles génèrent une tension de champ électrique

Depuis les années 1790, les scientifiques savent que l’électricité joue un rôle dans le fonctionnement de la vie. Dans les années 1940, ils ont découvert que chaque cellule contient une tension qui contrôle un grand nombre de ses fonctions. C’est notamment le cas des cellules musculaires et nerveuses, mais il a également été démontré qu’elles jouent un rôle important dans des maladies telles que le cancer.

Cependant, jusqu’à maintenant, on considérait que cette tension était contenue dans la cellule. Grâce à des expériences complexes avec des globules rouges, l’équipe de recherche a montré que le voltage apparaît également à l’extérieur de la cellule. Cela signifie que les cellules agissent effectivement comme de minuscules transmetteurs, modifiant électriquement l’environnement qui les entoure. Des résultats similaires dans d’autres types de cellules biologiques pourraient jouer un rôle important dans la détermination de nouveaux types de traitements médicaux.

Les globules rouges présentent des rythmes circadiens

Un article dans cette démontre également que les caractéristiques électriques des globules rouges présentent des rythmes circadiens, le cycle naturel de 24 heures suivi par la plupart des êtres vivants, avec des pics coïncidant avec le moment de la journée où se produisent la plupart des maladies cardiovasculaires, comme les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, ce qui constitue un domaine important pour la poursuite des recherches.

Cette étude a été menée par le professeur Mike Hughes, ingénieur, et le Dr Fatima Labeed, biologiste, tous deux de l’université du Surrey. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’une étude plus large sur le fonctionnement des cellules en tant qu’entités électriques, et non plus seulement biochimiques.

Pour de futures recherche médicales

Le professeur Mike Hughes a déclaré : « la biologie est souvent réduite aux interactions entre les grosses molécules, mais la science à l’échelle cellulaire est un domaine d’étude essentiel. En réintroduisant l’élément électrique, nous cherchons – et trouvons – une toute nouvelle façon de comprendre le fonctionnement du corps. » En outre, cette découverte ouvre la voie à de futures recherches médicales.

Cette recherche a été publiée dans Scientific Reports.

Source : University of Surrey
Crédit photo : Pixabay