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Une vaste étude a révélé que les femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une affection hormonale qui les expose à un risque de diabète plus élevé que la moyenne, pourraient réduire ce risque en prenant la pilule contraceptive.

Le SOPK et le diabète

Le SOPK, qui touche environ une femme sur dix, implique que les ovaires produisent trop de testostérone, une hormone sexuelle mâle. Les femmes touchées sont plus susceptibles d’être en surpoids et d’avoir plus de poils sur le corps.

Elles présentent également des taux plus élevés d’insuline, une hormone qui régule la glycémie, et leurs cellules sont moins sensibles à l’insuline, ce qui, ensemble, peut conduire au diabète de type 2, qui se caractérise par une glycémie élevée.

Une équipe dirigée par Wiebke Arlt, de l’université de Birmingham, au Royaume-Uni, a examiné près de 200 000 personnes inscrites auprès de médecins de famille britanniques, dont environ un tiers souffraient de SOPK, les autres étant soigneusement appariées en fonction d’autres facteurs tels que le poids et l’âge.

Moins de risque d’avoir le diabète de type 2

En moyenne, les femmes atteintes du SOPK couraient près de deux fois plus de risques que le groupe témoin de souffrir de diabète de type 2 ou d’un état « prédiabétique » d’hyperglycémie au cours des quatre années suivantes. Mais les femmes atteintes du SOPK qui prenaient la pilule avaient environ trois quarts du risque de développer un diabète de type 2 ou un prédiabète par rapport aux femmes atteintes du SOPK qui ne prenaient pas la pilule.

Cette étude n’a pas pu prouver que la prise de la pilule était directement bénéfique pour la santé des femmes concernées, mais cette hypothèse est plausible car les types de pilules contraceptives les plus courants contiennent des hormones sexuelles féminines, l’œstrogène et la progestérone, qui ont pour effet de faire baisser les niveaux de testostérone, explique le Dr Arlt.

« Il pourrait y avoir une raison non reproductive pour que les femmes atteintes de SOPK prennent la pilule », dit-elle. Son équipe prévoit maintenant un essai randomisé pour tester cette idée.

Cette recherche a été publiée dans Diabetes Care.

Source : New Scientist
Crédit photo : StockPhotoSecrets