les-sept-dernières-années-sont-les-plus-chaudes-jamais-enregistrées

Les sept dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, ce qui, selon les scientifiques des Nations unies, est un autre signe clair que le changement climatique « ne cesse de s’aggraver ». Cette conclusion provisoire intervient le jour même de l’ouverture du sommet sur le climat COP26 à Glasgow, où près de 200 pays se réunissent pour prévenir un futur réchauffement catastrophique.

Les effets du changement climatique

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies a indiqué dans un rapport que 2021 est actuellement la sixième ou la septième année la plus chaude jamais enregistrée, sur la base des données disponibles à la fin du mois de septembre. Si cette année dépasse de 1,09 °C les niveaux préindustriels, les années 2015 à 2021 seront les sept années les plus chaudes depuis le début des relevés en 1850. L’année la plus chaude jamais enregistrée a été 2016.

Si l’année 2021 n’a pas éclipsé 2016, c’est notamment en raison des effets de La Niña, un cycle météorologique qui entraîne un refroidissement mondial. Cependant, elle a tout de même été plus chaude d’environ 0,2°C que la dernière grande année La Niña, 2011.

Selon Omar Baddour, de l’OMM, même si 2021 n’a pas battu le record, de telles variations d’une année sur l’autre sont à prévoir et le changement climatique n’a pas ralenti. « Le signal est très clair et les indicateurs sont très clairs pour dire que nous sommes toujours dans la situation où le changement climatique s’aggrave de plus en plus », dit-il.

2021 dépasse de 1 °C les niveaux préindustriels

Cette année marque également la première fois que la température moyenne mondiale sur 20 ans dépasse de 1 °C les niveaux préindustriels depuis le début des relevés. M. Baddour estime que c’est « très important », car les objectifs mondiaux de la limitation du réchauffement à 1,5 °C ou bien en dessous de 2 °C ne seront pas mesurés sur une seule année, mais sur une période plus longue. Il ajoute qu’il pense que le seuil de 1,5°C sera « certainement » franchi au cours des trois prochaines décennies.

Le rapport de l’OMM intitulé « L’état du climat mondial 2021 » met en évidence les phénomènes météorologiques extrêmes de l’année écoulée, qu’il s’agisse d’un record national de près de 50°C au Canada ou de la ville chinoise de Zhengzhou qui a reçu plus de pluie en un jour qu’elle n’en reçoit habituellement en un an. M. Baddour souligne également les incendies de forêt observés en Grèce et en Turquie.

« Ce ne sont pas des événements habituels que nous avons enregistrés dans le passé. Nous avons eu des incendies là-bas, mais pas de cette intensité et de cette durée. Il y a là une signature du changement climatique », dit-il.

Ce rappel de la vitesse à laquelle le monde se réchauffe intervient alors que les négociations débutent à la COP26 à Glasgow, où plus de 120 chefs d’État s’exprimeront les 1er et 2 novembre.

Nous devons agir maintenant

Dans une déclaration vidéo pour marquer le lancement du rapport, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a déclaré : « La COP26 doit être un tournant. Nous devons agir maintenant – avec ambition et solidarité – pour préserver notre avenir et sauver l’humanité.

Source : New Scientist
Crédit photo : depositphotos