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La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique chronique qui affecte le système nerveux central de l’organisme. Elle peut limiter la mobilité d’une personne, altérer ses fonctions physiques et cognitives et augmenter le risque de chute, compromettant ainsi collectivement la qualité de vie.

L’entraînement par vibrations

Les chercheurs ont eu beaucoup de difficulté à s’attaquer aux troubles cognitifs, car peu de stratégies d’intervention se sont avérées efficaces pour préserver ou restaurer les fonctions cognitives des personnes atteintes de SEP.

Le professeur associé Feng Yang a travaillé avec François Bethoux de la Cleveland Clinic Foundation et les membres du corps enseignant de la Georgia State University, Pey-Shan Wen et Yichuan Zhao, pour étudier si l’entraînement par vibrations – une intervention utilisée pour améliorer la fonction physique des personnes atteintes de SEP – pouvait également améliorer la fonction cognitive et la qualité de vie globale.

L’entraînement par vibrations exige que les personnes s’assoient ou se tiennent debout sur une plate-forme qui vibre à un rythme rapide mais avec un petit mouvement pendant une durée spécifique.

Pour l’étude de Yang, considérée comme la première du genre, 18 adultes atteints de SEP ont répondu à des évaluations visant à déterminer leur degré d’invalidité, leur fonction cognitive et leur qualité de vie. Ensuite, certains de ces participants ont suivi un entraînement par vibrations trois fois par semaine pendant six semaines.

De très bons résultats

Cette étude a révélé que l’entraînement par vibrations améliorait non seulement les capacités physiques, comme l’augmentation de la vitesse de marche, mais aussi les fonctions cognitives, comme la capacité de la mémoire et les fonctions exécutives.

« Malgré les limites – telles qu’un échantillon de petite taille, des types de SEP et des niveaux d’invalidité étroits, etc. – cette étude suggère qu’un entraînement vibratoire de six semaines pourrait améliorer les fonctions cognitives et la qualité de vie des personnes atteintes de SEP », ont écrit Yang et ses collègues.

« L’objectif de la réadaptation chez les personnes atteintes de cette maladie est de diminuer l’impact de la SEP sur l’activité personnelle, la fonction et la participation sociale afin de permettre aux personnes atteintes de SEP d’avoir la plus grande indépendance et qualité de vie possible. »

Cette recherche a été publiée dans la revue International Journal of MS Care.

Source : Georgia State University
Crédit photo : Pexels